Accueil Date de création : 03/01/08 Dernière mise à jour : 07/04/08 21:52 / 39 articles publiés
 

Article 1°  posté le jeudi 03 janvier 2008 20:15

Coucou c'est encore nous 

 

Faites  pas  cette  tête  je  suis  sûre  que vous êtes  ravi(e)s en fin de  compte!!!

Pour  ceux  qui ne nous  connaissent pas (Ô sacrilège),

Nous  sommes  deux  à écrire  cette histoire:

La  première, celle  qui a  eu l'idée de départ est Danouch

La  seconde, qui est partie en délire sur  son idée c'est Absynthe

On a  chacune nos blogs respectifs, avec  nos lecteurs respectifs (ou pas)

Donc  pour  info ceux  de  Danouch (que  vous connaissez sans doute):

-Une Dernière Fois(thriller)

-World and Yaoi(heu lol yaoi)

-TokioHotel-Fic(me demandez pas ce que c'est comme genre, vous passeriez pour des quiches)

-Eleonaure(fic  avec  tokio hotel.// Terminée)

Ceux d'Absynthe (que  vous  avez  interet  à connaitre):

-Dainsleifin(épopée médievale-fantastique)

-Delires d'Absynthe(yaoi)

-Pensées d'Absynthe(yaoi)

Voili voilou.

Pour  le  fonctionnement de cette fic, c'est pas  compliqué, on a  deux  personnages principaux, chacune en fait  un, et  chaque personnage a son article.

Du coup, Danouch fait  un article, et Absynthe fait le suivant.

 

Tout le  monde a pigé?

Bonne  lecture,  gros  bisous (ou Smoutches)  à tous!

J'ai rien besoin de rajouter t'as déjà tout dit XD

Juste que je vous adore tous tous smouck smouck !

Je souhaite à tout le monde une superbe lecture

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Article 2°/Absynthe  posté le jeudi 03 janvier 2008 22:22

 

 

 

"Nous  deux  c’était  pas fait pour  durer. "

Mon souffle  semble s’être perdu dans ma gorge. Mes  yeux sont  grands ouverts, je  l’observe là dans  l’entrée les  mains dans  les  poches, pas  même nouées par hésitation.

Malgré son air contrit je sens qu’il a déjà prévu ce  discours à l’avance, sûrement aidé par l’un de ses amis. J’inspire calmement.

Mes  larmes affluent déjà au bord de mes cils. Je ferme les  yeux et  laisse glisser la première goutte salée le long de ma  joue.

A quoi bon se  cacher ? Je me suis  encore fait avoir. Pourquoi faut-il que  j’y croie autant  à chaque fois ?! Je me laisse choir lentement le  long du mur sur  lequel je me suis appuyée en entendant la nouvelle.

La Grande  Nouvelle  du jour. Grande  nouvelle  oui, pas  forcément originale  pour  autant.

C’est pareil à chaque  fois.

« Tu es une fille trop bien pour  moi ».

Mes larmes continuent d’affluer, je ne répond rien et retire simplement le pic  à cheveux du chignon que  j’avais soigneusement fait et refait durant deux heures à l’idée de le  voir.

Mes cheveux glissent  lentement le long de mes épaules dénudées par cette  petite robe noire. Qui m’a coûté 150 euros au passage.

Cent cinquante euros pour paraître plus belle à ses  yeux. Cent cinquante euros dans le vent, sans  compter les rendez vous chez  l’esthéticienne, chez le  coiffeur, les trois  nouvelles  paires d’escarpins pour le  suivre dans ses  soirées auxquelles il tient tant…

« Ne  pleures pas, tu trouveras l’homme qui te conviens ».

Ha  mon ange… Si je n’étais pas  entrain de  verser  une fois  de  plus  toutes les  larmes de mon corps je crois que  j’éclaterai de rire. Tu ne fais pas dans l’original, on me les  a déjà sorties vingt deux fois ces excuses lamentables.

Ces raisons de me laisser tomber, ces raisons de  m’abandonner. Moi. Si douce, si gentille. Calme, posée. Pourvue  d’un humour plus  doux  que  doux. Intelligente et discrète, agréable en tout  point.

Et  pourtant mon esprit ne s’y prête pas. Je ne pense pas ce que  je  suis. Je ne pense pas ce que je fais, tout est une  question d’étiquette pour  moi. Une  étiquette  censée nous  ouvrir les portes  du monde.

Mais  manque de chance  pour  moi, cette étiquette m’a enfermée dans une chambre sans clef. Je ne peux plus m’en défaire. Du moins je  ne m’y essaie pas.

Iriez vous ouvrir la cage d’un  animal dangereux, sauvage, rendu fou par le  mal qui l’entoure ?

Certainement pas.

En toute logique de femme bien élevée, je rouvre les yeux, ignorant le mascara qui doit orner mes joues à présent, me redresse légèrement, m’appuie  sur le  mur pour me redresser entièrement.

Mes  larmes continuent de couler, les sanglots me secouent le  corps. Rien de  bien beau à voir en perspective, mais tellement classique chez  une femme  brisée à l’instant.

Je m’avance vers lui comme  une aveugle, un hoquet de larmes en prime, et tend la main vers son visage

Tu… M’avais…. Prom… Promis…

Eh oui, lorsqu’on est brisée et  malheureuse, on ne fais  plus  de  phrases  correctes, adieu le  beau vocabulaire  qu’on a  mis tant de temps à amasser, adieu la fierté minimum, la  classe  naturelle, le tact et  j’en passe.

On fini en loque  humaine  comme  à cet  instant. Si seulement  je  pouvais contrôler ce que je fais… Tu repousses ma main.

Si tu savais  ce  que  tu viens de faire mon amour.

Mon vingt troisième amour gâché.

Brisé par ma  faute. Ma faute, la  mienne. Je ne  suis pas  assez  bien pour  garder  un homme, la  preuve  je les  fais tous  fuir. En moins de temps qu’il en faut  pour  le  dire  ils  m’ont déjà quittée, en ayant  eu ce  qu’ils  voulaient.

Et moi je me remets difficilement de ces échecs, pour  à nouveau tomber amoureuse d’un autre.  Un autre  rencontré en boite de nuit, dans  un bar, sur un quai de gare, dans  un magasin ou bien présenté par  une connaissance.

Un autre  qui me prendra simplement comme  un coup d’une  nuit alors que  je  m’imaginais déjà ma vie  avec. Un autre  qui restera avec moi mais  qui me  quittera finalement pour une autre, plus  blonde, plus  grande, plus  belle  ou plus  drôle.

 

Tu as  repoussé ma main.

 

D’un geste sec, brusque, presque de dégoût. Tu n’es pas le premier  à te  foutre de moi mon Amour. Mais  tu es le premier  à te trahir ainsi. Tous les  autres  on eu l’hypocrisie de faire comme s’ils étaient désolés pour moi. Toi tu me repousses.

Mes larmes  redoublent d’intensité.

Que viens tu de faire ? Qu’as-tu fait ? Si tu savais  mon ange, si tu savais  mon amour. Tu te tuerais de honte et de peur.

Ne  t’inquiète pas mon amour. Mon unique  amour  de  quelques jours.

Si tu ne te tues pas, quelqu’un d’autre le fera pour toi. Je te le jure.

Oui va t’en, claque cette porte.

 

Tu verras mon cœur, tu verras  comme  je t’aime  mon amour.

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Article 3° / Danouch74  posté le jeudi 03 janvier 2008 22:56

                                       

                                  - Pardonnez moi mon père car j’ai péché…j’ai encore tué un homme. Pourquoi est-ce que je sais toujours où ils se cachent ? Quand il faut tirer ?

- Dieu à un plan pour vous, il a un plan pour nous tous…

Je sors du confessionnal en remettant ma croix correctement, laissant une dernière prière avant de franchir cette porte.

Il pleut ce soir c’est bien ma veine, sachant que ma brigade fait une fête pour fêter notre excellente capture. Cela devait faire bien deux mois que ce trafiquant de drogue était dans les parages et qu’il échappait à chaque fois aux mains de la police ! Il a fallut que je le trouve…que je tire et qu’il tombe.

Inspecteur Meryl, Stephan Meryl, jeune diplômé d’à peine vingt quatre ans je passe déjà inspecteur de ma propre brigade où ils me lèchent tous le cul. Lorsque je ne suis pas là Dieu seul sait ce qu’ils peuvent bien dire du petit connard qui les a tous enculés à peine arrivé !

Je déteste ce job autant que je l’aime. Comme tous les gamins, j’ai voulu suivre les traces de papa et c’est ici que ça m’a mené ma première arrestation m’a fait monter directement au sommet, la première était également la dernière fois qu’on appelait mon père « Chef ». Ma mère ne veut plus me parler pour avoir foutu mon propre père en taule, je n’ai plus aucun contact avec personne et les seuls « amis » que j’ai sont des sous-fifres à peine capable de vendre de la marchandise volée pour arrondir les fins de mois.

Cette arrestation m’a changé à jamais. Avant j’avais des rêves, les idéaux du parfait petit nouveau qui veut changer le monde avec un neuf millimètres, le petit fils à son papa qui comptaient tuer tous les méchants pour que celui-ci soit fier de moi. Maintenant je sais que ce monde est pourri et que je ne suis pas bien mieux, j’ai toujours détesté le mal mais aujourd’hui je tue les méchants sans me soucier une seconde si il a une famille ou non.

On m’ordonne, j’obéit, comme à l’armée. Il me reste malgré tout une part d’humanité, une petite part, elle s’appelle Jim. Mon meilleur ami, il ne me reste que lui, même si il habite assez loin, on essaye de se voir dés qu’on peut, si il n’était pas là je crois que je serai pire que ce que je ne suis.

Je fonce dans ma voiture garée sur un parking plus loin, la pluie s’écrase sur mes cheveux ébènes et fins, peut être trop fins je déteste quand ils restent devant mes yeux. J’ouvre la porte de ma Benz et met le chauffage à fond, me frotte les mains pour enfin décoller. Je me rend à l’appartement de Mike, celui chez qui se déroule la fête. Si je n’y vais pas elle n’aurait plus aucun sens après tout c’est moi qui ai tué ce débile, Mike me l’a assez répété au téléphone.

- BIENVENU MA POULE ! Crie un hystérique avec un chapeau pointu sur la tête

Les confettis me collaient au visage trempé par ce temps symbolisant tout à fait mon humeur, il manque plus que le tonnerre grondant mon envie furieuse de tout casser. Toutes la brigade était présente, entrain de danser, faire un karaoké et boire comme des ivrognes jusqu’à en vomir par dessus le balcon.

- Tiens voilà le héros ! S’écrie Mike en me voyant arriver

- Par pitié, je murmure.

- Ne fais pas le modeste ! C’est ta fête ce soir ! Portons un toast !

Il me tend une bière que je regarde d’un mauvais oeil, je n’ai jamais aimé l’alcool ça m’écœure. Je lui demande une bouteille d’eau et nous portons un toast en mon honneur.

Quelle joie de voir tous ces petits hypocrites hurler à ma santé, les petites minettes de la section registre ou réception glousser quand je les regarde. Je reste en compagnie du groupe de Mike, y a qu’avec eux que je suis un peu tranquille quand ils se mettent à parler boulot et sexe. Mes cheveux enfin secs me tombent un peu sur le visage mais laissent mes yeux couleur de prune briller sous les lustres ultra luxueux. Vous croyez qu’être fonctionnaire paye aussi bien ? Ne me faites pas rire.

- Stef je peux m’assoir? me demande Karen

Karen est la standardiste du lundi au jeudi matin, elle me drague depuis que je suis rentré dans ce commissariat. Je lui ai déjà répété des milliers de fois qu’elle ne m’intéresse que pour le cul et que toutes les filles ne m’intéressent que pour cette raison. Elle lâche pas l’affaire en disant qu’elle attendra que mon cœur s’ouvre. Cela dit son décolleté plongeant ne me laisse pas indifférent.

- On va chez moi ? Je lui demande dans l’oreille

Elle fait les grand yeux puis sourit timidement.

- Stephan tu joues avec moi tu sais bien que je résisterai pas…

- Je sais bien.

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Article 4° / Absynthe  posté le vendredi 04 janvier 2008 01:58

 (peut être pas  une musique  d'ambiance  pure et simple, mais  c'est avec  elle  que  j'écris)

 

Partit, il est partit.

Il s’en est allé, une expression  de  dégoût  fixée  au visage… Pas  le temps pour  mes  simagrées  d’après lui.

« Tu dois  relativiser, nous  deux c’était  pas  sérieux, puis j’ai quelqu’un d’autre… »

Je  ne sais  pas  si cette  phrase  a  été  dite  dans  le  but  de  me  consoler, ou bien de  me  détruire. Mais  en tout  cas  elle ne m’a  fait  que plus mal. C’est con un homme.

Je  hais les  mecs. Je vous déteste tous !

Vous qui me  ruinez  l’esprit  et  la  santé, vous qui me  pourrissez de  promesses, de  faux espoirs et  de  mensonges.  

Je  reste là, adossée  à ce mur, sanglotante, hésitante, détruite  de  l’intérieur. Bien que  ça  ne fasse  pas  longtemps que  nous étions ensemble, j’avais  eu le temps de  m’imaginer  un futur  à deux, j’avais  eu le temps de  tomber  amoureuse.

Est-ce  un pêché d’avoir un cœur  d’artichaut ? Cette  expression est ignoble  par rapport  à ce  que  l’on ressent.

Je n’ai rien à voir avec  un légume ! Bien que  l’état  dans  lequel je  me trouve  s’en rapproche.

Rah… Je soupire et  lève les yeux  vers  l’ampoule  qui éclaire  l’entrée à défaut  de  soleil. Pourquoi suis-je assez  conne  pour  vous aimer  autant? Pourquoi faut-il être assez faible pour faire  que nos histoires  d’amour fassent de nous des esclaves de ces  relations ?

Pourquoi nos  vies  tournent-elles autour de  tout  ça ? Je  me  souviens de  chaque  histoire d’amour  que j’ai vécu.

La  première, celle  qui englobait  ma  première fois désastreuse, c’était  en fin de  lycée. J’étais désespérée, j’avais  honte de moi, honte  d’être  la seule  « enfant », et  j’étais  follement  amoureuse d’un des  beaux  gosses du bahut.

A  une  soirée  de  fin d’année, nous  avons couché ensemble, lui était  complètement saoul, de toute  façon pour  coucher  avec  ce  que  j’étais  il fallait  l’être. J’espérais  avoir des  étoiles  plein les  yeux, je  n’ai obtenu qu’un jet de  liquide tiède dans  ces  mêmes yeux, et  ce  après  vingt  minutes de  douleur insupportable.

Et  oui, à cet  age  là les  jeunes regardent  de  vidéos à caractère plutôt « libéré » dirons nous, et  comme presque  tous ces films  finissent  ainsi, mon don juan en a  fait  de  même.

J’ai mis  un an à m’en remettre, un an à tenter  d’oublier  cette humiliation, cette  humiliation mise  sur  le  compte  de  l’alcool. Et  non de  la connerie  à l’état  pur. Sept autres ont  duré  quelques mois, et  ont  fini par  la  découverte d’une  maîtresse.

J’ai mis ça sur  le compte de la  routine. Deux  autres ont été retrouvés dans mon propre lit, avec  une amie. J’ai mis  ça sur  le compte  de  mon manque  charme. Les  douze autres n’ont été que des  « coups d’une nuit » enfin pas  pour  moi.

D’ailleurs ces « nuits » ont duré des  semaines durant lesquelles je pensais être en couple, mais  en fait je n’étais  qu’un plan cul.

 

Vous  l’aurez  compris…

Je suis naïve, naïve  à en pleurer d’ailleurs.

Une simple  idiote  qui finira  sa  vie seule et  sans  espoirs.

Mais  je n’en ai aucune envie… J’aimerai tant  aimer, et  être  aimée  comme  je  le  mérite.

La  pluie claque contre  les  carreaux de  mon appartement. Je  l’écoute  quelques  instants, perdue dans  la  contemplation de  cette  lumière, artificielle au moins autant que moi. Si tous  ces  hommes  n’avaient pas  été là, j’aurais  peut-être  rencontré  la  perle  rare, et  je  serais  peut-être  heureuse à l’heure qu’il est…

 

La  foudre  retentit. Tous des salauds. Tous  des  ordures. Une  fenêtre mal fermée s’ouvre et  laisse entrer jusqu'à  moi un vent chaud, lourd, chargé de  colère, d’orage.

La  foudre retentit encore  une fois à mes  oreilles, plus  forte qu’avant. Ils ne  méritent pas  de  vivre… Je  ne suis pas  seule  à être  brisée.

Combien se sont jetées des toits par  amour ? Combien ont  ruiné  leurs  vies ?! L’orage s’approche toujours plus de moi.

Je  tremble  de  colère.

Pourquoi ces êtres malsains  vivent-ils ?! Pour  tromper et abuser, pour mentir et abîmer. La  foudre  retentit une fois encore, je  sursaute, les lumières s’éteignent.

Tout  le  quartier  est plongé dans  le  noir, j’entend  la  pluie  marteler la rue, les  toits, et la terrasse. Je me  lève plus  que  calme  à l’extérieur.

 

La cage  est ouverte.

 

Je m’avance  sans  crainte à travers les  pièces jusqu'à  la  terrasse, et  me  glisse  sous  le  rideau de  pluie glacée.

En quelques  secondes je  suis trempée  de  la  tête  aux  pieds, mes  cheveux  me collent  à la  peau que la  colère  rend  tiède. Je  virevolte sous  la  pluie comme  une  folle en pleine crise, je  ne  me  suis jamais sentie si libre.

 

Ce n’est pas  moi le  problème. C’est eux. 

 

Eux sont  les  erreurs de la  nature, moi je n’ai rien fait. Eux  sont  mauvais et moi non. Je  contemple l’obscurité sans ciller, dévorant la ville  du regard et  ignorant les  gouttes me pénétrant dans les  yeux.

Tu m’as  détruite, je te détruirais autant que je t’ai aimé.

Adieu mon amour, adieu. Je  claque la porte de mon appartement, mes clefs de voiture dans une main, un couteau dans l’autre.

 

L’heure n’est pas  aux  regrets  mon ange, mais à la  vengeance, une pure et  simple  vengeance  mon tendre  Amour. Mon Jim.

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Article 5°  posté le vendredi 04 janvier 2008 03:57

                       Alors que je bavardais tranquillement avec Karen lui murmurant des paroles plus coquines les unes que les autres, tout s’éteint soudainement.

Finalement le tonnerre aura eu raison des disjoncteurs de la ville, peut être un des éclairs à-t-il frappé de plein fouet la centrale électrique ?

Des petits cris se firent entendre dans la pièce jusqu’à ce qu’on ne s’entende plus du tout ! Un éclair illumina toute la ville frappant encore ! Son tonnerre faisait trembler les vitres, je n’ai jamais vu une tempête aussi violente !

La chaleur de l’été a-t-elle soulevé les éléments ? Je me lève pour essayer de me diriger à l’aveuglette vers le balcon de Mike, percutant pas mal d’invités à mon passage mais je suis enfin arrivés voyant les arbres inclinés à trente degré environ me découragea d’ouvrir la porte, le vent devait être très violent.

C’est une sombre nuit que nous allons passer dans le noir. Bizarrement je me sens bien, j’en ai presque envie de sourire me rappelant des soirées que je passais à regarder les éclairs avec Jim, lui qui avait horreur de ça il disait toujours qu’il vivrait dans une ville très peuplée dans laquelle les cyclones sont loin d’être courants ! Nous sommes dans l’une des plus grande ville du monde et lui à l’autre bout ne doit pas avoir de lumière non plus. Le connaissant il doit être en train d’injurier ses foutu fusibles cherchant une lampe torche dans sa cuisine, je vois des lampes torches en reflet sur la vitre Mike en a trouvé aussi apparemment.

Je m’avance vers lui touchant encore quelques personnes et lui demande de m’en passer une, je regarde les gens étonnés, paniqués, certains en rigolent tellement l’alcool leur fait de l’effet d’autre dorment n’ayant même pas entendus les furies de Dieu.

Un nouvel éclair illumine Manhattan et son grondement est encore plus effrayant faisant augmenter le taux de décibels qu’il y a dans la pièce, quelle horreur ! Je me dirige vers Mike à nouveau l’air mécontent par les cris affolés des gens.

- Tu n’as pas des bougies où des lampes à pile ? Je demande

- J’ai des bougies dans ma cave viens avec moi ! Dit il en trébuchant une première fois sur une fille accroupie en train de vomir

- Charmant…

- Tu nettoiera ça Charlene ! Hurle Mike

Nous sortons de son appartement trop petit pensant que j’allais enfin être au calme dans les couloirs de son immeuble mais il fallait se douter que tout le monde était sortit pour discuter, personne ne comprenait ce qui se passait. Nous étions obligés de descendre par les escaliers pour rejoindre les sous-sol, dans les caves.

Un endroit sombre et lugubre parfait dans le scénario d’un meurtrier en série ! On trouve enfin les bougies derrière le nombres impressionnant de bouteilles de vin !

Ce mec est un ivrogne.

On remonte enfin je manquais de m’éclater par terre, l’endroit était tellement humide qu’il en créait des flaques, je n’ai jamais été autant sur les nerfs mais l’avantage c’est que j’entendais pas les gens me hurler dans les oreilles qu’ils allaient tous mourir. Vive les flics de nos jours.

- On a apporté les chandelles ! Crie Mike pour attirer l’attention des gens

Des « Aah » et autres acclamations pour notre héros à tous et à mes oreilles s’élevèrent remplaçant vite les cris de paniques, sans pour autant être plus agréables. On commence à allumer des bougies et à les placer à différents endroits de la pièce regardant le spectacle pitoyable des gens, tous plus peureux les uns que les autres.

- Qu’est-ce qui ce passe ? Me demande un collègue à ma gauche

- Une tempête pas très méchante, c’est la chaleur de cet été.

- Ouais bah c’est lourd j’avais pas envie de croupir ici toute la soirée…

- Eh Stef ! T’as du feu ?

- Je fume pas Marissa !

- Alors c’est pas grave viens boire un verre avec moi…, elle me dit d’un air aguicheur

- T’as trop de chance comment tu fais ? Me demande le collègue

Je suis pourvu d’un sorte d’odeur sûrement qui attire tous les canons puis je les jettent comme des merdes.

Pourquoi ? Parce que les salopes ne méritent que ça ! Et que toutes les filles ne sont que bonnes à sauter ! Ça va faire un an que je suis un vrai connard avec elles et j’en ai de plus en plus, allez savoir pourquoi.

- L’orage ne s’arrête pas ! Il est effrayant !

- Une longue nuit sombre nous attend…, je murmure en scrutant le ciel noir renvoyant ses éclairs.

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