Elle ne fait rien, un simple regard, un appel au secours. Elle me regarde mais ne prononce pas même une parole ses yeux en disent déjà assez. Quel mal peut il faire autant de dégât ? Qui a bien put la détruire jusqu’à son entre ?
Je m’assois prenant son regard analyste
pour un oui, elle baisse lentement sa tête vers son verre
vide et recommande un nouveau verre. Je n’arrive pas à
détourner mon regard pourtant j’aimerai tellement,
céder à la tentation de cette manière ne met
jamais arriver, j’ai l’impression de voir mon reflet :
oui le reflet de mon âme. Les traits fins de son visage sont
lasserés par des plis de fatigue, ses yeux vert entourer
d’une rougeur qui montre qu’elle n’a pas assez
dormi et trop pleurer.
Elle me fait penser à un animal apeurer, ses cheveux en
pagaille lui donne un air sauvage mais son comportement renfermer
montre qu’elle a souffert…vraiment
souffert.
Pourquoi ? J’essaye de comprendre pourquoi ! Pourquoi est-ce qu’elle pleure en silence ? Pourquoi est-ce qu’elle ne hurle pas son désespoir ? Qu’est-ce qui pousse les gens hiberner dans leur cœur ? Bon d’accord je ne suis pas forcément bien placé pour parler, mais en la comprenant c’est à moi que j’essaye de posé la question. Suis-je un monstre ? Ai-je un cœur ? Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à pleurer ?
J’aimerai qu’elle pleure.
J’aimerai qu’elle pleure pour moi, j’aimerai qu’elle hurle à la mort qu’elle implore celle-ci de la tuer, j’aimerai qu’elle s’écroule sous le poids de la peine…j’aimerai qu’elle fasse ce que je devrai faire, ce qui il est normale de faire mais elle ne le fera pas. Ses petits pupilles s’assombrissent de minute en minute, s’accroche-t-elle ? Ou est-ce qu’elle accepte de sombre dans le néant ?
Que fais tu maintenant ? Que vas-tu faire ? Que vais-je faire ? Mourir à petit feu comme toi ? Alors faisons le ensemble.
J’ai tout perdu, même ma lucidité, ma raison, ma logique ! J’ai tout perdu, ma conscience, mon humanité, mes sentiments.
Je me suis perdu.
En tuant mon frère c’est moi qu’on enterre, c’est moi qu’on ferme dans un cercueil ! Un cercueil que j’ai construit de mes mains ce n’est pas la faute de l’assassin mais bien la mienne. Je n’ai pas été là quand il fallait, je ne serai plus là enfin…il ne sera plus là. J’aurai aimer lui dire combien il était important même si je ne l’aurai pas fait. Ma fierté me dépasse, elle dépasse même ma tristesse, ma fierté me pourrit et me ronge pour me rendre vil et malsain.
Tout ce qui compte maintenant c’est que plus rien n’a d’importance et que tout est éphémère, mourrons ensemble ! Enterrons notre fardeau, je t’en pire creuse avec moi…je ne veux pas partir seul…je l’ai trop été.
Je me retourne vers elle et remarque sa soudaine contemplation de son illusoire en verre, elle trempe son index à l’intérieur et l’apporte à la bouche. Ses lèvres fines serrent délicatement son doigts laissant une traîner humide reflété par les lumières ternes du bar, je déglutis difficilement. On ne peut pas dire qu’elle ne me fait aucun effet ! En plus d’être terriblement attirante elle me déboussole…est-ce de la provoque ? Est-ce une invention à danser la danse macabre ? Ses yeux se ferment de plaisir sentant le bien être de l’alcool l’envahir, elle se saoul pour se faire du mal…
Il y a des moyens plus efficaces pour ça.
Je frappe brusquement le verre sur la table, descend rapidement du banc grinçant, remet ma veste correctement, lui tourne le dos et vais pour m’en aller.
- Il n’y a pas de solution, dis je sans même me retourner
Je ne l’entends pas pourtant je suis sûr qu’elle m’écoute et qu’elle se demande ce qui me prend.
- Le monde et pourrit et nous sommes tous pourrit…on finira bien par crever vous comme moi espérons seulement que la mort nous entende, dis je doucement juste assez pour qu’elle m’entende
Je me retourne, elle me regarde les yeux vidés de tout sentiment mais un léger sourire mélancolique apparaît sur son visage rougis par l’alcool. Elle se lève à son tour et s’approche doucement de moi, je ne fais rien, je ne bouge pas, je ne peux pas…je n’attends que ça ! Elle s’approche de mon oreille à une lenteur calculé et me susurre
- Personne ne m’entend…
Elle se redresse et garde son petit sourire qui me serre la poitrine, quelque chose me bloque le dos comme si le poids de mes brique continuait d’augmenter.
- Je vous entends, dis je à mon tour
Elle ne cesse de sourire, je peux apercevoir une faible lueur dans ses yeux comme si elle était heureuse qu’enfin quelqu’un l’entende vraiment. Elle semblait attendre que je lui tende la main et c’est ce que j’ai fait…j’ai tendu ma main. Si tu tiens à sombrer belle inconnue emporte moi avec toi.






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